Au lendemain d’une gigantesque manifestation à Port-au-Prince contre l’insécurité et pour réclamer la démission du Conseil présidentiel de transition, incapable, selon plus d’un, de rétablir l’ordre public dans le pays, le coordonnateur du CPT affirme avoir entendu le cri des haïtiens.
Le pays est devenu un enfer pour tout le monde, dit Fritz Jean. Cependant, si la population vit réellement un enfer au quotidien, les membres du CPT se la coulent douce depuis tantôt un an avec d’énormes privilèges associés à la fonction de président, statut que revendiquent tous les membres du CPT.
Le CPT est aux côtés de la population et il va gagner la lutte contre les bandits, prétend M. Jean.
Le représentant de l’Accord Montana s’exprimait pourtant aux côtés de plusieurs autres membres du CPT.
Parmi eux, le premier titulaire de la présidence tournante de cette structure, Edgard Leblanc qui, lors de sa prise de fonction, avait indiqué qu’il ne doit plus y avoir de territoires perdus. Mais un an plus tard, la réalité est différente, car les bandits ont marché sur Carrefour, Gressier, Kenscoff, Mirebalais et Saut-d’Eau.
Il intervenait également en présence de Leslie Voltaire, le 2ᵉ à occuper la présidence tournante du CPT qui avait promis qu’avant la fin de son court mandat (5 mois) il libérerait au moins un des axes routiers occupés par les bandits.
Cependant, force est de constater que les bandits continuent d’étendre leurs tentacules et ils occupent, depuis le début de la semaine, la route nationale numéro 3.
Le renseignement et l’intelligence sont des outils importants dans la lutte contre l’insécurité et l’instabilité, dit Fritz Alphonse Jean et, là encore, il a raté l’occasion de renoncer à l’argent destiné au service d’intelligence que se partagent les neuf Conseillers Présidents dans une indécence déconcertante.
La Rédaction