Pétion-Ville, 31 mars 2025 – L’Association des Industries d’Haïti (ADIH) condamne une fois de plus la montée incontrôlée de l’insécurité en Haïti, dénonçant l’expansion des gangs et l’inaction de l’État. Dans une note de presse, elle interpelle le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et le gouvernement, exigeant des actions immédiates pour restaurer l’ordre, réformer la Constitution et organiser des élections.
L’ADIH met en avant la gravité de la situation, notamment avec la prise de contrôle progressive des quartiers clés de Port-au-Prince et le déménagement forcé du Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) en raison de l’insécurité. Elle rejette toute initiative symbolique et appelle à des mesures fermes pour neutraliser les gangs.
Dans sa note, l’ADIH tient à rappeler aux membres du Conseil de Transition ainsi qu’aux membres du Gouvernement qu’ils ont accepté une mission claire : rétablir la sécurité et l’État de droit dans ce pays. La population a trop attendu. Elle exige désormais des résultats concrets quant à : La SÉCURITÉ couplée avec des investissements infrastructurels dans les quartiers les plus défavorisés, négligés depuis trop longtemps.
Le temps est venu de parler de « RELANCE de la sécurité ».
Cependant, cette dénonciation occulte une réalité : le secteur privé, dont l’ADIH fait partie, est lui-même représenté au sein du CPT. Son ancien représentant, Laurent St Cyr, a siégé dans cette instance et dans le Haut Conseil de Transition sous Ariel Henry. Cette contradiction soulève la question de la responsabilité partagée des élites économiques et politiques dans la crise actuelle.
Si l’ADIH exige des résultats concrets, elle ne peut ignorer son propre rôle dans la gouvernance du pays. « L’histoire jugera », mais elle jugera tous les acteurs, y compris ceux du secteur privé.
La rédaction