Washington, 2 avril 2025 – Le président Donald Trump a annoncé ce mercredi une nouvelle série de tarifs réciproques visant plus de 180 pays, dont Haïti, qui se voit désormais imposer une taxe de 10 % sur ses exportations vers les États-Unis.
S’exprimant depuis la Roseraie de la Maison-Blanche, Trump a qualifié ces mesures de « tarifs bienveillants », affirmant qu’elles visent à corriger les déséquilibres commerciaux et à protéger l’économie américaine. « Ces taux réciproques sont plus justes. Ils restent inférieurs à ce que certains pays imposent aux États-Unis », a-t-il déclaré.
Les nouvelles mesures en détail
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Taux de base : Un tarif minimum de 10 % s’applique aux pays non mentionnés sur la liste des cibles prioritaires.
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Chine : Un tarif additionnel de 34 % s’ajoute aux 20 % déjà en vigueur, portant le total à 54 % sur les importations chinoises.
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Automobiles : Un tarif de 25 % sur les véhicules étrangers entre en vigueur dès le 3 avril.
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Canada et Mexique : Exemptions temporaires sur certains produits sous l’ACEUM (USMCA), mais ces avantages pourraient expirer après le 2 avril, selon l’administration Trump.
- La Russie ne figure pas sur la liste des pays soumis aux nouveaux tarifs douaniers réciproques annoncés par le président Donald Trump le 2 avril 2025.
Impact pour Haïti
L’application de ce tarif de 10 % pourrait fragiliser les exportations haïtiennes, alors que les États-Unis demeurent le principal partenaire commercial du pays. Cette mesure risque de :
✔ Réduire les exportations haïtiennes, notamment dans le secteur textile, un pilier du commerce avec Washington. d’autant que la loi Help/HOPE n’a pas été reconduite.
✔ Exercer une pression sur l’économie locale, qui dépend fortement du commerce extérieur.
✔ Provoquer une hausse des prix si les entreprises répercutent ces taxes sur les consommateurs.
Une approche protectionniste assumée
Avec cette nouvelle vague de tarifs, Donald Trump poursuit sa politique commerciale nationaliste, visant à redéfinir les relations économiques mondiales. Haïti devra s’adapter pour maintenir ses exportations et limiter sa dépendance aux décisions américaines. Après la fermeture de l’USAID qui finançait au moins 40% des programmes de Santé, les 10% de taxes réciproques devaient alerter le gouvernement haïtien.
La rédaction